La Kumparin — Un livre qui s’écrit avec le ventre, le cœur et la mémoire
Il y a des livres qui se lisent avec les yeux, d’autres avec la tête.
La Kumparin, elle, se lit avec le ventre — comme un plat longuement mijoté dans une marmite cabossée, où chaque ingrédient porte la trace d’une vie entière.
C’est un récit qui sent la peau, la sueur, les larmes et le fer chaud, mais qui garde toujours, en fond, ce geste tendre qu’avaient les tripiers :
la caresse du couteau bien affûté qui, malgré tout, respecte la chair qu’il ouvre.
Ce livre, je l’ai écrit parce qu’il fallait que ça sorte.
Parce que certaines vies — la mienne, celle de mes enfants, celles de ceux qui m’ont construit ou détruit — ne peuvent pas rester coincées dans la gorge comme une boule de nerfs.
Parce que raconter, c’est survivre. Et parfois, c’est aussi rendre justice.
Un récit de rupture, de peau arrachée, mais aussi d’amour — l’amour qu’on n’ose pas dire
La Kumparin parle d’un homme qui tient debout alors que son corps lâche, d’un père qui se bat entre deux opérations, de l’odeur d’Oxycodone qui colle au palais comme une pellicule brûlée.
Elle raconte ces nuits où l’on ne dort pas, où l’on rassure les enfants, où l’on porte encore le monde même quand on n’a plus d’épaule.
Mais surtout, c’est un livre sur la dignité — celle qu’on tente de préserver quand tout autour s’effrite.
C’est aussi un hommage :
à des femmes et des hommes qui m’ont aimé à leur manière, sans toujours savoir le dire.
À ma grand-mère Marie-Antoinette Venet — Mamie Chazelles — qui m’a appris qu’une histoire n’existe que si quelqu’un la raconte.
À mon père, dont la voix continue de vibrer dans chaque phrase.
Une écriture viscérale, crue, mais toujours humaine
J’écris comme on ouvre une bête :
sans fioriture, sans peur de ce qui va apparaître dessous.
Parce que la vérité, ça se coupe au couteau.
Parce que la vie, la vraie, n’a ni vernis ni lumière Instagram.
Mais dans la Kumparin, il y a aussi de la tendresse.
La tendresse qu’on garde pour ceux qu’on cache.
La tendresse que seuls connaissent les blessés, les silencieux, les gens qui savent ce que c’est de tenir bon juste pour ne pas effondrer les autres.
Pourquoi lire La Kumparin ?
Parce que c’est un livre qui cogne et qui console.
Un livre pour ceux qui ont déjà vacillé mais refusent de tomber.
Un livre qui parle de l’intime sans jamais trahir, de l’invisible, de ces moments où l’on serre les dents devant les enfants, de ces nuits où l’on hurle en silence.
Parce qu’il parle aussi d’espoir.
Un espoir modeste, cabossé, mais tenace — comme la dernière braise dans un foyer presque éteint.
Un livre vrai, brut, écrit par un homme qui n’a plus rien à perdre et tout à transmettre
La Kumparin n’est pas un roman lisse.
C’est une histoire vécue, portée à bout de bras, écrite dans la chair et la mémoire.
Et si vous décidez d’y entrer,
vous risquez de vous y retrouver.
Même là où vous ne vous y attendez pas.

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