La Kumparin n’est pas un livre.
C’est une cicatrice ouverte, un manifeste tripier, une philosophie du mouvement écrite depuis les marges.
Je m’appelle Sang-d’Encre. Ce n’est pas mon nom, mais celui de tous les hommes du bas : ces pères aux dos brisés, ces ouvriers qu’on use jusqu’à la moelle, ces invisibles qui portent le monde sans jamais en récolter les fruits. J’ai commencé à travailler à 13 ans et demi, comme pré-apprenti de cuisine. Aujourd’hui, en invalidité depuis trois ans, je m’occupe de mon fils Yves, en rééducation après une défenestration, et de ma fille Eden, dont le silence me hante depuis sa tentative de suicide.
La Kumparin est né de cette rage de survivre, de cette nécessité de transmettre ce qu’on nous a volé : la dignité, la parole, le droit d’exister sans se justifier. Ce n’est pas une autobiographie. C’est un abattage. Un texte qui saigne, qui hurle, qui résiste, écrit avec ce qu’il reste quand les mots propres ne suffisent plus.
Pourquoi ce blog ?
- Parce que les éditeurs ont peur des voix qui dérangent.
- Parce que les hommes du bas n’ont pas le droit à la parole, sauf pour dire "oui, patron".
- Parce que La Kumparin n’attend pas la permission pour rouler.
Ici, vous trouverez :
- Des extraits bruts du manuscrit.
- Des réflexions sur l’écriture comme acte de résistance.
- Des métaphores végétales (le gland, le saule pleureur, le genévrier) pour parler de ce qui pousse dans l’ombre.
- Un manifeste : comment transformer la douleur en pont, la honte en offrande, le silence en cri.
Je n’écris pas avec des mots. J’écris avec ce qu’il en reste : la sueur séchée sur les murs de l’abattoir, le sang qui colle aux jointures, les promesses qu’on a avalées comme des clous. La Kumparin, c’est ça : un livre qui pue la vérité
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