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COUP DE GUEULE : ASSEZ DU SILENCE QUI NOUS ENTERRE VIVANTS !

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COUP DE GUEULE : ASSEZ DU SILENCE QUI NOUS ENTERRE VIVANTS !

La Kumparin


Bordel, j'en ai marre ! Marre de ce silence qui nous bouffe de l'intérieur, comme un acide versé sur les tripes d'un ouvrier déjà cabossé. Vous, les bien-pensants, les familles "parfaites" derrière leurs murs blancs, vous croyez que le silence, c'est de l'or ? Non, c'est du poison ! C'est ce qui transforme une maison en tombeau, où les enfants apprennent à baisser les yeux avant d'apprendre à rêver.

J'ai vu ça de près, trop près. Eden, ma gamine, les mains tremblantes sur son cahier, et cette gifle qui tombe pas sur la peau, mais droit dans l'âme. Et moi, père du bas, invalide à 56 ans après des décennies à trimer dès 13 ans, je restais là, à avaler ma rage pour "tenir le foyer". Tenir quoi ? Un mensonge ! Un guignol où l'insidieux – cette colère rentrée des mères épuisées, des pères absents, du système qui nous use jusqu'à la moelle – nous enchaîne tous.

Assez ! Assez de ce contrat social pourri qui nous dit "tais-toi, supporte, c'est pour les gosses". Les gosses, ils absorbent tout : le silence, la peur, les fureurs muettes. Yves, mon petit, s'est bâti un mur intérieur pour survivre. Et moi ? J'ai dû tout quitter – la maison, le décor, l'illusion – pour rester vivant. Pas par lâcheté, mais par survie. Parce que la Kumparin, c'est pas rester planté dans la boue, c'est bâtir un pont avec les débris !

Je gueule contre ce monde qui glorifie le silence : les psys saturés, les aides qui n'aident pas, les jobs qui brisent le dos sans briser la chaîne. Contre les chaînes familiales où la violence se transmet comme un héritage maudit. Contre l'hypocrisie qui dit "famille d'abord" mais laisse les cabossés crever seuls.

Écoutez-moi, vous les invisibles, les tripiers d'âmes comme moi : brisez le silence ! Criez-le, écrivez-le, transformez-le en pont. Parce que le vrai crime, c'est pas la chute, c'est l'oubli de se relever. Et si on ne gueule pas maintenant, qui le fera pour Eden, pour Yves, pour tous les gosses qui comptent sur nous ?

Sang-d’Encre, l'homme du bas qui refuse de se taire.

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